POUR UNE JEUNESSE D’ACTION ET D’ENTREPRENEURIAT

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Les jeunes constituent incontestablement un groupe d’âge décisif, capable de raisonner et d’agir avec maturité. Leur participation ne peut être reléguée à un avenir incertain : c’est dés maintenant que nous avons besoin de leur concours. Il est grand temps de dépasser l’idée selon laquelle les jeunes, un jour hériteront de la terre. En réalité, ils ont dés maintenant un rôle important à jouer dans l’édification du monde. C’est à juste titre qu’ils exigent d’être entendus et de pouvoir s’exprimer pour que soit reconnue la valeur de leur apport dans la société. Les actions menées pour les jeunes devraient donc avoir pour objectif leur autonomisation afin d’assurer leur pleine participation à la vie sociale en tant que partenaires utiles et à part entière. Rendre les jeunes autonomes, c’est les aider à mettre leurs forces au service du développement: Il faut aller au devant d’eux, répondre à leurs préoccupations et à leurs attentes, et les encourager à développer des compétences utiles.


Cependant la jeunesse africaine doit être consciente de son potentiel et être entreprenante afin de sortir de la précarité, et de résoudre le problème de l’emploi des jeunes qui demeure un défi dans nos pays. Nous devons nous libérer de ces idées ,selon lesquelles ,diplôme en main, il nous faut à tout prix travailler dans la fonction publique. Ou encore pour entreprendre il faut avoir des diplômes. Ce ne sont que des idées fausses qui entravent notre propre progrès social. Par exemple, avec la participation des jeunes à des activités privées comme l’entrepreneuriat ,un nouvel espoir soffrirait à beaucoup des jeunes diplômés ou non pour contribuer au développement socio-économique du pays.
L’entrepreneuriat, est en effet ,un levier principal de création d’emplois pour la jeunesse africaine. La promotion de lentrepreneuriat des jeunes doit être encouragée, stimulée et ouverte à tous sans aucune distinction ni aucune catégorisation pour permettre aux jeunes porteurs des projets innovants dexpérimenter leurs talents .


Sans cette politique de l’entrepreneuriat, comment satisfaire les dix millions d’Africains qui entrent chaque année sur le marché du travail ? Pour éviter la crise née du fort taux de chomage,les jeunes doivent s’activer pour la création des entreprises. De telle sorte que durant les quinze prochaines années, le continent connaîtra la croissance de la population en âge de travailler dans le monde. Puisque les démographes parlent aujourd’hui de dividende démographique, c’est à dire de la baisse mécanique des dépenses consacrées à la population dépendante, libérant des ressources pour le développement économique. Mais pour profiter de cette opportunité, les pays africains doivent faire face à un immense défi en matière d’emploi.C’est pour quoi, pour beaucoup des décideurs, la promotion de la création d’entreprise apparaît comme une solution alternative pour multiplier les emplois dont le continent a tant besoin.
Aujourd’hui si l’entrepreneuriat est encore peu développé sur le continent, c’est parce que les créations d’entreprises se heurtent à des difficultés considérables: Beaucoup peinent à accéder à des financements abordables ainsi qu’à des services d’accompagnements et de conseils adéquats. Les jeunes sont confrontés à des obstacles administratifs et plus généralement à un manque d’encouragement de la société dans son ensemble. Au Niger par exemple les jeunes de 15 à 35 ans représentent aujourd’hui plus de 1/3 de la population. Cette frange constitue un potentiel important de croissance économique. Malheureusement, cette jeunesse est loin d’être au coeur des interventions de l’État, en atteste la faible allocation budgétaire du ministère de l’entrepreneuriat des jeunes au Niger . Le modique budget de 59.565.159 FCFA accordé en 2019 vient d’être réduit à 53.860.209 francs CFA avec le projet de loi de finances pour l’année budgétaire 2020 ,soit moins de 0,0023% des ressources totales de l’État. Avec de tels moyens squelettiques, il est difficile de voir le ministère de l’entrepreneuriat remplir ses missions, à savoir<< développer et promouvoir la création d’entreprise par les jeunes et pour les jeunes, identifier les secteurs porteurs despoirs pour un entrepreneuriat massif des jeunes, concevoir une politique cohérente, rationnelle d’appui au financement des activités des jeunes promoteurs, promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes en développant des programmes d’appuis et des mécanismes nouveaux de financement des projets des jeunes diplômés, favoriser l’accès des jeunes à des opportunités de création d’entreprise et d’emplois décents, durables et de qualité>>.
Il est clair que la scène de l’entrepreneuriat en Afrique en général et particulièrement au Niger est en pleine ébullition, aujourd’hui plus que jamais, nous devons réaliser plus dentrepreneurs de telle sorte que les jeunes entrepreneurs et innovateurs du Niger possèderont le potentiel nécessaire pour créer des millions d’emplois très qualifiés et promouvoir une croissance économique inclusive à l’échelle nationale. Mais ,surtout ces dernières années nous assistons à une transformation en quantité et en qualité des produits locaux par beaucoup des jeunes entrepreneurs qui permettront d’améliorer significativement les conditions de vie de la population Nigérienne et au delà des frontières.
Nous avons besoin plus des jeunes entrepreneurs, plus dentreprises, plus demplois pour les jeunes et lÉtat seul ne peut pas répondre aux besoins multiples demplois, il va falloir sorienter vers le secteur privé pour créer plus des richesses et favoriser une meilleure insertion socio-économique des jeunes.


Le patriotisme dans l’action il le faut !

SG Cheguevara/ UAM

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