Hadiza Amadou Maiga, l’entrepreneure femme qui a marqué l’année 2020 au Niger

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Bonjour Madame Hadiza amadou Maiga, Actumag vous remercie pour avoir accepté de lui accorder cet entretien dans le cadre de sa ligne directrice « HASKE MATAN AFRICA ». Nous sommes heureux d’échanger avec vous, pour commencer parler nous de votre cursus scolaire, ainsi que votre vie professionnelle ?
Mon nom est Hadiza amadou Maiga , je suis née le 26 Juillet 1985 a Tchirozerine, où j’ai effectué mon école Primaire et collège de 1991 a 1999. Et mon Lycée en 2000 au lycée Municipal de Niamey. Après le BAC, j’ai fais l’école professionnelle IAT (Institut Africaine de technologie en 2005, où j’ai obtenue mon master en gestion des projets. Actuellement je suis la promotrice de Hadyline création depuis 11 ans. Hadyline qui est un atelier de couture mixte , qui habille non seulement, les hommes et les femmes mais aussi les enfants.
-Je rappelle que vous êtes , la promotrice, du Forum National pour l’autonomisation des femmes et des jeunes au Niger FONAF, comme on le dit, « dans la vie, il y’a un début à toute chose», alors dites-nous quelle a été la motivation derrière la création du forum nation pour l’autonomisation des jeunes et des femmes nigériennes ?
La motivation du lancement du FONAF était tout simplement de réunir des jeunes entrepreneurs de différents domaines et d’organiser des ventes privées . Cela leur permet de découvrir d’autres jeunes qui se battent aussi dans leur domaine et échanger sur leurs expériences.
-En quoi le FONAF est-il bénéfique pour les jeunes du Niger?
Le FONAF est devenu un espace de réseautage, de vente et aussi de découverte pour les jeunes entrepreneurs nigériens. Il sert d’espace de formation et de conférence afin que les uns puissent tirer des leçons des expériences des autres.
Trouver des fournisseurs locaux au lieu de toujours commander à l’extérieur , valoriser nos produits et nos entreprises locales .
Nous avons réussi à avancer et rendre pérenne notre entreprise en gardant la foi et la persévérance
– Dans un pays comme le Niger, où la condition féminine est difficile comment avez avez-vous réussi à vous émanciper ?

C’était difficile et il fallait tout faire pour tenir face a la pression sociale et surtout familiale , surtout quand vos études menées ne sont pas en lien avec votre passion.ce n’est pas évident pour tout le monde.
-Depuis quelques années, le concept autonomisation occupe la Une des nations, des institutions internationales et des grands projets de développement notamment dans les politiques et programmes des pays en développement comme le Niger. Parlant de ce sujet, on parle toujours de l’autonomisation, surtout des femmes. Quel est votre opinion sur cette approche de manière globale ? Pensez-vous que les femmes Nigériennes prennent de plus en plus conscience qu’être autonome est un droit pour elle ?

Notre pays a fait d’énormes progrès sur les questions d’autonomisation de la femme et les femmes elles mêmes sont de plus en plus entreprenantes surtout dans le milieu rural. Cependant, il reste beaucoup à faire mais la formation de groupements et de GIE s’accentue de plus en plus .
-De nos jours, toutes les politiques accordant une place de choix pour la femme. Les principaux enjeux quand on parle des questions des femmes, c’est l’autonomisation. Que pensez-vous de l’autonomisation de la femme, particulièrement dans le contexte nigérien?
J’ai eu l’idée de lancer mon entreprise des le bas âge , le choix du domaine est venu un peu plu tard mais très tôt je savais déjà que je travaillerais pour moi même . L’autonomisation de la femme dans le contexte nigérien est assez perplexe, mais de plus en plus d’organisations soutiennent et accompagnent les femmes pour se réaliser, ce qui est à saluer
-Quels sont les signes de progrès que vous aviez observé en ce qui concerne l’entrepreneuriat des femmes au Niger?
Les femmes embrassent de plus en plus l’entrepreneuriat au Niger et elles gardent une certaine persévérance à continuer.
-Citez nous les noms des femmes leaders à travers le monde, qui vous inspirent et que vous prenez en exemple.
La première femme au monde qui m’inspire c’est Ma mère Hadjia Tina. J’ai grandi en la voyant se donner à fond pour aider son prochain , et surtout garder la foi malgré le poids des difficultés . Je remercie au passage toutes ces femmes , ces hommes et ces jeunes qui m’ont aidé a un moment où a un autre de ma vie et un clin d’œil a la team Hadyline pour leur présence.

Afrimag.

La source Afrimag

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