Et si le Niger était une République fédérale ?

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L’histoire n’échappera en aucun cas aux anciens, car eux ont vécu des choses similaires de notre présent. Quand une personne âgée s’adresse aux plus jeunes, la chose qui s’applique automatiquement est l’écoute et puis le respect. J’introduis mon article avec ses deux phrases. Assis à la table à manger, ma famille se prépare à rompre le jeune dans ce mois béni de l’Islam. Je voudrais partager avec vous le débat d’aujourd’hui. Celui-ci a été trop intéressant ! Nous ? Je parle de mon père, mon grand-frère et moi, le petit connaisseur de la politique du pays, mais en vrai chaque jour j’apprends. J’ai toujours été amoureux cette nation nigérienne , pourtant il y a plus grand-chose qui m’attache au pays . Je suis attiré par son progrès à tout prix. Ces temps-ci, c’est un peu l’oubli ! Je me remettais en question à chaque fois ! Pour quelle raison je me bats et y a-t-il ce changement dans notre république que je désire vouloir ? Certes, il prend du temps, mais nous devons nous accrocher pour former une seule et unique République comme nous aimons si bien le dire. Je ne crois réellement plus au mode de fonctionnement du Niger, mais j’adhère au mot République. Il faut savoir que le Niger utilise un système de régime semi-présidentiel qui se définît par : chef d’État élu au suffrage universel direct, chef d’État ayant des prérogatives propres, gouvernement responsable devant le parlement. Bref le débat d’aujourd’hui avait commencé par la question du fédéralisme. Qu’est-ce que c’est ? « Le fédéralisme est un mode d’organisation dans laquelle chacun des membres dispose d’une large autonomie et délègue certains de ses pouvoirs à un organisme central, dit fédéral. Les membres participent collectivement et non individuellement aux décisions. Le fédéralisme s’applique aussi bien à des États qu’à des groupements ou associations (ex : syndicats, partis politiques, mutuelles…). » La République du Niger vu son indépendance complète le 3 aout 1960. L’histoire de ce pays s’apprêtait à s’ouvrir avec à sa tête, deux personnalités bien connues, Hamani Diori et Dijbo Bakary.Malgré l’opposition, c’est Hamani qui a été choisi à l’Assemblée nationale pour devenir président des Nigériens. La République s’ouvre avec un professeur Diori conscient de la dure réalité du pays. Un Diori choisit par le destin !

Plus nous avançons dans le parcours du pays, plus nous tombons sur des personnages politiques de maintenant. J’ai toujours dit que nous avons eu le choix de changer notre destin, mais la difficulté a trop frappé à notre porte. L’impact du colonialisme était là et il fallait réagir au plus vite, même si des pressions diplomatiques surgissaient de tous les côtés. Pour former une République unitaire solide, il faut avant tout regarder le contexte d’union de la population. Sommes-nous capables de vivre avec les mêmes lois et qu’en est-il des ethnies vivant dans le pays ? Pour le Niger, l’étude de Statista démontre une prévision de l’évolution de la population de 2014 à 2024. D’ici 4 ans nous passeront peut-être à 23,32 millions de Nigériens. D’un point de vue économique, c’est énorme vu le contexte de la non-stabilisation du développement dans le pays. Selon mon analyse, le système unitaire n’est pas maitrisé pour diverses raisons. Notamment l’égocentrisme, l’ethnocentrisme, etc.

Le gouvernement nigérien et malien ont fait face à des conflits nommés Rébellion touarègue : qui selon mon avis, les touaregs ne cherchaient qu’une justice pour les populations du Nord. C’était tout à fait normal ! les réclamations de ces gens étaient un meilleur bénéfice pour les richesses locales, mais le message des autorités d’avant était de prendre l’argent du Nord et l’envoyer à Niamey. On comprend mieux la formation du Mouvement des Nigériens pour la justice en 2007. À ce temps-là, le président Tandja résistait face aux attaques et finit par envoyer même 4000 hommes pour combattre les rebelles dans la région D’Agadez. Le gouvernement nigérien finit par trouver des accords de paix entre les différents groupes rebelles, le 7 octobre 2009. À vrai dire dans cette guerre, les touaregs ont fait que défendre leur terre et il paraît même que l’écho du fédéralisme traversait la porte.

Tout cela pour vous dire qu’un état unitaire comporte beaucoup de risque quand celui-ci est mal géré. Pour le former, nous devons nous assumer de plusieurs choses et surtout de l’égalité de la population. De nos jours, le régime appliqué sur les papiers n’est en aucun cas le même en réalité. Le Niger roule avec un régime présidentiel. En regardant de plus près, notre pays ne possède pas de Sénat. Le pouvoir législatif appartient à l’Assemblée nationale. Dans l’actuel régime, Issoufou contrôle bien son pouvoir et le protège. Il est de regarder la non-puissance des gouverneurs qui sont eux-mêmes nommés. Selon mon avis, son excellence Mahamadou Issoufou le savait, Niamey n’a pas encore les compétences nécessaires au niveau municipal. Donc l’idée est sortie d’élire des maires spéciaux. Ce n’est réellement pas de la démocratie, mais le contexte du non-développement et la non-confiance envers des maires locaux qui détournent l’argent de la population a conduit la présidence à mettre le projet en place. Le fédéralisme pourrait faire du bien pour le pays. L’autonomie des régions et surtout la montée des gouverneurs qui seront confrontés à leur région en cas d’échecs permanents. Une redistribution de certains pouvoirs de la présidence et une centralisation des pouvoirs a un gouvernement dit fédéral. Il nous faut aussi passer à un régime bicaméral. Cela ne sera pas simple, mais qui sait, avec un fédéralisme nous pouvons peut-être éradiquer certains problèmes.

by lejournaliste

La source COMPANY MKL L'Union de la Force

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